Le Front National assigne en diffamation le blog d'Alain Alpern pour des propos totalement diffamatoires (Appel au meurtre...).
Dans la onzième circonscription du Rhône, le Front de Gauche présente aux législatives René Balme, maire de Grigny, très implanté localement. Pourtant, l’examen attentif d’un des sites web qu’il anime (et qui est très fréquenté) pose question quant à certaines de ses orientations politiques : on y trouve en effet des textes dont le contenu paraît pour le moins très éloigné des valeurs qu’entend défendre le Front de Jean-Luc Mélenchon.
Côté pile, René Balme est maire de Grigny dans le Rhône. Ancien militant CGT et PCF (qu’il a quitté en 1997), il a rallié le Parti de Gauche en 2009.
Côté face, René Balme est le fondateur et l’animateur depuis 2001 de Oulala.net (à l’origine sous le pseudonyme de Gilles Lestrade), un site marqué par sa ligne éditoriale complotiste, sur lequel on retrouve nombre d’écrits dignes de l’extrême droite la plus crasse et pour lequel Balme revendique de 8 000 à 10 000 visiteurs par jour
On y trouve par exemple des textes comme
« Dire aux juifs leurs quatre vérités » écrit par l’auteur britannique Paul Eisen qui s’est illustré par des propos à connotation négationniste.
Dans la même veine, on peut aussi y lire des interviews ou des renvois vers des textes d’autres auteurs antisionistes, comme Israel Shamir ou Gilad Atzmon, qui sont considérés par la plupart des défenseurs sincères de la cause palestinienne comme des imposteurs qui salissent cette cause avec leur obsession confinant à l’antisémitisme.
En France, l’Union juive française pour la paix (UJFP) a également condamné à plusieurs reprises les écrits de Atzmon, de même que récemment le journaliste du Monde diplomatique Dominique Vidalqui les a qualifiés de « prose digne du Völkischer Beobachter » (le journal officiel du parti nazi). Nombre de ces écrits sont traduits par Marcel Charbonnier, relais habituel de ces auteurs en langue française.
Lire la suite sur le site de Rue 89
A la suite de la distribution d’une citation immigrationniste de Jean-Luc Mélenchon, le camp communiste perd totalement les pédales.
Ainsi, Mélenchon affirme que cette distribution va rendre Marine le Pen inéligible (sic). Rien que ça ! Totalement incompétent, Mélenchon devrait apprendre à lire le Code électoral et la jurisprudence de la CNCCFP ! Marine Le Pen a tout loisir d’inclure cette opération de communication qu’elle soutient pleinement dans son compte de campagne.
En revanche, Mélenchon a déjà explosé son compte de campagne et dépassé le montant légal autorisé. Ainsi, le seul meeting de Méricourt a coûté plus de 20 000 euros en moyens techniques sans compter les camions sono qui tournent dans la circonscription ainsi que les troupes de saltimbanques professionnelles rémunérées sur les marchés. A cela s’ajoute, beaucoup plus grave, l’utilisation des moyens de certaines villes communistes, ce qui est totalement prohibé !
Enfin, Mélenchon vient de perdre son sang froid en traitant sur son blog plusieurs journalistes de la presse nationale de « fascistes». Il pourra néanmoins se consoler avec le soutien du blog de Marianne 2, qui vient de lui envoyer en renfort le militant politique Guy Konopnicki, lourdement condamné pour diffamation envers le Front National…
L’hystérie manifestée par le Parti Communiste depuis la distribution dans les boîtes aux lettres d’une citation (bien réelle) de Jean Luc Mélenchon parait assez étrange.
Les militants communistes locaux semblent ne pas assumer pas les positions de leur candidat, alors que ce dernier est :
- pour le droit de vote des étrangers,
- contre la priorité de nos concitoyens à l’embauche, au logement et à l’attribution des aides sociales,
-pour l’accueil sur la 11èmecirconscription d’un nombre massif de Roms,
- Pour l’augmentation de l’immigration,
-Pour la régularisation massive des clandestins.
La vérité, c’est que Mélenchon, par ses positions ouvertement immigrationnistes et anti-françaises, est l’ennemi du peuple ouvrier.
Steeve Briois se félicite de la diffusion massive de ce document vérité qui provoque un profond malaise dans l’état major communiste. Il est piquant de constater que le PCF souhaite déposer une plainte : contre les propos de Jean Luc Mélenchon ?
"Faut faire attention, la fête c’est la fête. » Jean-Luc Mélenchon ne veut pas perturber les réjouissances en ce dimanche de Pentecôte. La ducasse à Hénin-Beaumont, c’est sacré. « Par civisme on harcèle pas les gens pendant qu’ils s’amusent », confirme un communiste du cru. La huitaine de militants chargée de distribuer des tracts est donc priée de graviter autour de la fête foraine sans jamais y pénétrer. Entouré de quelques camarades, le candidat, qui a fait tomber sa célèbre cravate rouge, s’y risque, mais prudemment. Il a choisi d’éviter le cœur de la fête, préférant longer les maisons en brique, place de la République, contournant ainsi les auto-tamponneuses, manèges et autres vendeurs de chichi, avant de s’installer avec « les camarades » à la table d’un bistrot, en face d’un stand de tir à l’arbalète. L’équipée donne l’impression de tenir un bureau politique, une chanson de Rihanna en plus à fond dans les oreilles. Pendant ce temps, un monsieur distribue des tracts à quelques mètres du candidat; il s’agit d’une invitation à une soirée salsa. Jean-Luc Mélenchon attaque sa deuxième glace.
Au bout d’une demi-heure, le candidat s’apprête à regagner sa permanence. Pas sans faire un petit tour d’auto-tamponneuse tout de même? « Seulement si Madame Le Pen en fait aussi. » La candidate du Front National n’a malheureusement pas prévu de venir… Après avoir englouti sa glace au chocolat, Mélenchon quitte les lieux.
Marine Le Pen joue à domicile à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). Et aime le faire savoir. Vendredi 25 mai, la présidente du Front national a enchaîné les visites de "terrain" dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, où elle se présente aux élections législatives.
Cité Foch, 14 heures. C'est un quartier propret, fait de logements miniers, de petites maisons individuelles coquettes, où l'on rivalise de haies bien taillées et de jardinets agrémentés de décorations, comme des petits moulins à vent ou des nains de jardin.
Il y a là Marine Le Pen et son suppléant Steeve Briois, natif de la ville et cheville ouvrière de l'implantation lepéniste sur ces terres de gauche. Elle vient faire du porte-à-porte. Les caméras ont été tenues à l'écart. Pour éviter la présence des journalistes de télévision, le rendez-vous a été divulgué au dernier moment par SMS. Seuls quelques représentants de la presse écrite sont donc présents.
A la porte de chaque maison, Mme Le Pen sonne. S'il n'y a personne, elle glisse un tract dans la boîte aux lettres. Sinon, elle discute avec les habitants qui lui réservent, dans leur très grande majorité, un bon accueil. Comme cette femme, qui lui demande de signer son permis de conduire et l'invite à venir la voir, elle et son mari, une heure après, à l'autre bout de la ville. Marine Le Pen accepte.
Le "Rassemblement bleu Marine" de Marine Le Pen a lancé jeudi sa campagne des législatives avec l'espoir de faire entrer des députés à l'Assemblée pour la première fois depuis 25 ans.
Forts des 17,9% des voix obtenus par sa présidente à l'élection présidentielle, le Front national, qui présente 571 candidats, espère confirmer la vague et pouvoir incarner la seule opposition résolue au nouveau pouvoir socialiste.
"Notre objectif, c'est le plus possible" de députés, alors que "l'objectif de l'UMP et du PS, c'est qu'on en ait zéro", a déclaré Florian Philippot, porte-parole de la campagne, lors d'une conférence de presse.
Pour y parvenir, les stratèges du FN misent sur le désarroi qui a suivi la "défaite historique" de Nicolas Sarkozy face à François Hollande le 6 mai et sur les rivalités déclarées entre l'ancien Premier ministre François Fillon et le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé pour sa succession.
"La guerre des chefs a bel et bien commencé, ils n'ont pas pu attendre les législatives", a ironisé Florian Philippot.
"Il est évident que l'UMP n'est plus en état de s'opposer réellement à un Parti socialiste omnipotent et qui détient tous les pouvoirs", a ajouté Steeve Briois, secrétaire général du FN.
Florian Philippot a estimé que "la collusion idéologique entre l'UMP et le PS" était "tellement forte" actuellement "que l'on ne peut plus parler d'opposition entre les deux".
Les deux responsables n'ont pas voulu donner d'objectifs chiffrés en nombre de députés, jugeant que cela dépendrait beaucoup de la participation et de facteurs locaux.
FORTE PRÉSENCE AU SECOND TOUR
"Un succès serait déjà de faire rentrer un député à l'Assemblée parce que nous en sommes exclus depuis 25 ans", a répété cette semaine Marine Le Pen, qui espère néanmoins obtenir plusieurs élus.
Steeve Briois a dénoncé une nouvelle fois le scrutin majoritaire à deux tours, qui lamine la représentation d'un parti qui pourrait revendiquer, selon lui, une centaine d'élus si le scrutin était proportionnel.
Il a néanmoins estimé que l'analyse détaillée du scrutin présidentiel permettait à son parti "d'être optimiste."
La présidente du FN est en effet arrivée en tête dans 23 circonscriptions, a obtenu plus de 25% des suffrages dans 68 d'entre elles et a dépassé les 20% dans 213 sur 577.
Le FN espère maintenir ses candidats dans 150 à 200 circonscriptions, provoquant des triangulaires généralement plus meurtrières pour l'UMP que pour le PS.
Ses adversaires pensent qu'il sera présent au second tour dans 80 à 140 circonscriptions au maximum et doutent qu'il puisse parvenir à constituer un groupe parlementaire (15 élus).
Steeve Briois a souligné que le rassemblement bleu Marine, qui comprend des candidats souverainistes, des transfuges de l'UMP ou des ex-chevènementistes, notamment, respectait la parité, contrairement au PS et à l'UMP.
Il a également mis en avant le fait que nombre de candidats frontistes n'étaient pas des professionnels de la politique et que leur moyenne d'âge était inférieure à la moyenne nationale.
Pour avoir des élus, les espérances du FN portent sur une dizaine de départements, dont le Pas-de-Calais, où Marine Le Pen ne semble pas impressionnée par un récent sondage la donnant battue face au leader du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon.
Interrogé sur les chances de Marine Le Pen, Steeve Briois a estimé qu'elle avait de "fortes chances" de l'emporter, car la personnalité de Jean-Luc Mélenchon "agacera un certain nombre de personnalités locales et des électeurs."
Les regards seront également tournés vers le Gard où deux circonscriptions semblent jouables, dont celle du président du comité de soutien de la présidentielle, Gilbert Collard.
Outre la Moselle et le Vaucluse, où se présentent des figures du FN, respectivement Florian Philippot et Marion Maréchal-Le Pen, petite fille de Jean-Marie Le Pen, le scrutin sera serré dans certaines circonscriptions de l'Oise, de l'Aisne, de l'Hérault ou des Pyrénées orientales.
"Vous attendez quoi de cette rencontre avec Jean-Luc Mélenchon ? Qu'il me saute à la gorge ? Qu'il me morde le mollet ?" Quelques minutes avant de se rendre au marché d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Marine Le Pen entend minimiser sa possible rencontre avec son adversaire du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon. Beaucoup de journalistes sont venus pour ça, elle le sait et ça l'énerve.
Finalement, la rencontre n'aura pas lieu, le candidat de la gauche de la gauche aux élections législatives dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais étant arrivé sur le marché quelques minutes après le départ de Mme Le Pen. Accompagnée de Steeve Briois, artisan de l'implantation lepéniste dans la ville, la candidate du FN dans la même circonscription a parcouru pendant plus d'une heure le marché. La veille, elle avait tenu un apéro chez un militant frontiste. L'après-midi, ce sera un porte-à-porte.
"ELLE EST BELLE"
Comme d'habitude à Hénin-Beaumont, où elle est candidate depuis 2007, l'accueil a été très sympathique. Nombre de riverains l'appellent par son prénom : "Bonjour Marine !" ; "Ça va Marine ?". Parfois, on lui fait la bise, on lui dit "qu'elle est belle", qu'elle "ressemble à une jeune femme".
Interrogée sur ce qu’elle ferait en cas de duel aux législatives entre l’UMP et des candidats du Front National – Rassemblement Bleu Marine, Martine Aubry a répondu sans détour que « si une telle hypothèse arrivait, nous appellerions à voter pour le candidat d’un parti républicain » (sic).
Steeve Briois, secrétaire général du Front National, n’est vraiment pas surpris par cette déclaration qui ne fait que confirmer une fois de plus une alliance même plus dissimulée entre les deux principaux partis du système. Jean-François Copé a beau jeu de répéter à qui veut l’entendre que voter FN, c’est voter PS, nous affirmons que voter UMP, c’est voter PS, et que voter PS, c’est voter UMP !
Les électeurs qui ont choisi François Hollande le 6 mai, espérant une politique plus juste et plus sociale, en sont pour leurs frais : le PS n’aura aucune hésitation à soutenir l’ultralibéralisme le plus débridé à leur détriment.
Steeve Briois rappelle que le Front National et ses candidats ne pencheront pas plus en faveur de l’UMP que du PS, leurs projets étant rigoureusement les mêmes. Nos candidats se maintiendront partout où ils le pourront afin que nos compatriotes puissent opter pour une réelle alternative, et choisir autre chose que les éternels pions interchangeables qu’on leur propose depuis 30 ans. Ca n’est qu’à cette condition que le débat républicain et démocratique en sortira grandi.
L’image est simple : un duel Le Pen-Mélenchon, dans une ville sinistrée du Pas-de-Calais, sur fond de PS gangrené par « les affaires ». Trop simple ? C’était l’occasion de tenter de passer « derrière l’image ». Suite de notre reportage. Le premier épisode est ici.
C’est au marché du mardi matin de Hénin-Beaumont qu’on l’a vraiment rencontrée, la banalisation du FN. C’est là qu’on l’a croisée, entre le stand de chaussures et le bazar aux bonnes affaires. Ce n’est pas difficile. Il suffit de regarder et entendre Steeve Briois, chaque mardi, y retrouver son public. Il est chez lui. Le marché tout entier est sa permanence de campagne. « On fait partie des meubles » résume un militant. Sourires, bises, complicités. Un monsieur, en prenant un tract : « Si je pouvais en prendre mille ! » Un autre a aperçu « Marine », la semaine dernière, « tu sais Steeve, à l’espace...euh...Mitterrand. » Tous deux lèvent les yeux au ciel.
Quand le Front aura pris la mairie, l’espace François Mitterrand n’aura qu’à bien se tenir. Dans la cohue, le sympathisant n’a pas osé demander à « Marine » de dédicacer son livre. Il aimerait la voir tranquillement, l’avoir pour lui tout seul. Steeve comprend très bien. « Pas de problème, passe à la permanence, elle prendra du temps. » Et tout le monde : « Elle est pas là, Marine ? » Non, non, patience, elle revient jeudi soir.
"Regarde, c'est Marine le Pen" : émus ou indifférents, les habitants de Courrières ont assisté mercredi matin, sur le marché, aux premiers pas de la candidate du Front national dans la campagne pour les législatives de la 11e circonscription du Pas-de-Calais.
"Bonjour Marine", "Bon courage", s'exclament certains, alors que la candidate du Front national, vêtue d'un jean et d'une veste en cuir, lunettes de soleil sur la tête, déambule sur le marché en distribuant tracts, sourires et poignées de main.
"C'était mon rêve de vous voir! On peut prendre une photo avec vous?", lui demande une jeune femme, une poussette à la main. Son mari, Giovanni Erouart, 22 ans, blouson du RC Lens et crâne rasé, qui vit à Tourcoing (Nord), "regrette de ne pas pouvoir voter pour elle aux législatives".
Bernard Philibert, 68 ans, ancien chauffeur de poids lourds à la retraite, se dit "d'accord avec elle au sujet de l'immigration. Il y a trop d'immigration en France, le Français, il n'a pas de travail", juge-t-il.
"C'est elle qui devrait être à l'Assemblée pour défendre les gens car il n'y a plus rien qui tient en France", estime Eliane Martin, 87 ans, émue d'avoir serré la main de la fille de Jean-Marie Le Pen qu'elle "voulait voir depuis longtemps".
"L'élection présidentielle, c'est une élection où vous vous adressez à tellement de monde, que parfois il vous manque aussi un peu ce contact personnel. (...) La manière dont je suis accueillie sur le marché, tout le monde m'appelle Marine, il y a vraiment un lien fort, un lien de confiance qui existe entre les habitants et nous", insiste Marine Le Pen.
Faisant la queue devant un étal de fruits et légumes, une riveraine se dit "surprise qu'elle vienne. On ne la voit pas souvent".
"Hier, Mélenchon était à Oignies (une commune voisine, ndlr), aujourd'hui c'est Marine Le Pen. Avant ils ne venaient pas, ne faisaient rien du tout, ni l'un ni l'autre. C'est vraiment pour gratter les voix des gens", soupire Abdelkhalek Zadjaoui, 48 ans, commerçant.
Interrogée sur la candidature du leader du Front de gauche dans la même circonscription, la présidente du Front national assure qu'elle "ne change strictement rien" et "fait surtout peur au Parti socialiste".
"Nous avons toujours fait des campagnes de proximité (...), nous allons continuer de la même manière", poursuit Mme Le Pen.
"Je vais faire quelques excursions, mais très rares pour aller dans quelques circonscriptions (en tant que présidente du FN), mais je vais passer 80% de mon temps ici" et faire "tous les jours, porte-à-porte, marchés, réunions de quartier", assure Marine Le Pen.
Après le marché, dans un café où elle se lance dans une partie de fléchettes avec son suppléant Steeve Briois, Mme Le Pen répond à une femme qui remarque qu'il fait beau : "C'est normal, Mélenchon n'est pas là. Il ne pleut que quand il est là."
Source AFP
Nous apprenions hier soir que le PS n’investirait pas Jean-Pierre Kucheida dans la 12e circonscription du Pas-de-Calais…
On pourrait voir dans cette nouvelle un signe de la bonne volonté du PS d’enfin faire le ménage dans cette pétaudière qu’est la fédération du Pas-de-Calais, mais le PS a manifestement décidé de jouer dans l’hypocrisie et la fébrilité, non seulement en n’opposant aucun candidat socialiste à Kucheida, mais surtout en lui fournissant un suppléant !
Autant dire que Jean-Pierre Kucheida est dans les faits bel et bien investi par le PS !
Steeve Briois, secrétaire général du Front National, conseiller municipal d’Hénin-Beaumont et conseiller régional du Nord Pas-de-Calais, ne s’étonne évidemment pas de l’absence totale de courage du Parti socialiste, incapable de lever enfin l’impunité dont bénéficient ses potentats les plus sulfureux.
Il ne s’étonne pas non plus de voir que « la République irréprochable » promise par le nouveau président de la République François Hollande commence aussi bien que celle de Nicolas Sarkozy…
Juste après l’annonce de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, militants du Front de gauche et du Front national se sont lancés dans la bataille.
Steeve Briois tracte à Hénin-Beaumont, samedi 12 mai, jour de l’annonce de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. © Max Rosereau / PhotoPQR/La Voix du Nord
Le FN contre-attaque. Moins d’une heure après la déclaration deJean-Luc Mélenchon à Hénin-Beaumont, Steeve Briois, secrétaire départemental au Front national, occupe le terrain avec des tracts… préparés pour l’occasion. « Mélenchon vient à Hénin pour se faire un coup de pub » est titré le document bleu marine et blanc. Au marché aux puces de l’ancienne cité minière, les conversations politiques sont nombreuses, entre sympathisants de Marine Le Pen et militants du Front de gauche.
« À la différence de Mélenchon, je peux aller partout dans la circonscription sans GPS ! » ironise Steeve Briois, ce cacique du FN qui avait proposé à Marine Le Pen de s’implanter dans ces terres. « C’est un homme dangereux, violent, qui ne peut pas se passer de Marine Le Pen. » Le ton est ferme et, rapidement, les militants du Front national emboîtent le pas de leur leader : « Qu’il retourne à Paris, il ne connaît rien à nos préoccupations ! » s’énerve un quadragénaire. Au marché, si les habitants sont peu prolixes devant les caméras, les langues se délient dès qu’elles s’éloignent. Instantané de conversation entre Philippe, un manager de 47 ans, et Christian, ouvrier de 22 ans : « Dans nos deux familles, tout le monde votait à gauche il y a dix ans, et maintenant, on soutient tous Marine Le Pen. Il faut lui donner sa chance, à Marine », dit Christian. « Elle a compris que la France était à nous, et pas aux étrangers », lance Philippe, avec un large sourire.
Sur l’emploi surtout, le discours de la cadette Le Pen séduit ici. Dans cette ancienne cité minière, le taux de chômage atteint 19,4 %. Noémie, 24 ans, distribue les tracts avec Steeve Briois et s’emporte : « Y en a marre de galérer pour finir les fins de mois, surtout que les aides vont à tous les immigrés. » Même son de cloche chez Loïc, 21 ans, qui vend quelques DVD et des jouets usagés : « C’est toujours les ouvriers qui trinquent, alors c’est normal que les gens soient tentés par le discours de Marine Le Pen. » Rapidement, l’immigration et l’insécurité reviennent dans les discussions. « On entend tout le temps des gens qui se font agresser, explique un jeune. Et il n’y a pas à dire… l’agresseur, il n’est jamais français. »
« Mélenchon ? Vous imaginez le smic à 1 700 euros ? C’est une c… », râle une vieille dame. La candidature du leader du Front de gauche ne soulève pas d’enthousiasme au marché. « Au moins, on va continuer à parler d’Hénin-Beaumont », explique un trentenaire. Autour de la salle où Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa candidature, en revanche, les militants du Front de gauche ne cachent pas leur satisfaction. « Aujourd’hui, je suis fier », explique Edmond, une écharpe rouge autour du cou, qui se présente comme « un militant de la première heure ». Didier, un enseignant de 54 ans, espère que Mélenchon « pourra faire de la pédagogie, expliquer aux gens qu’ils se trompent en votant FN ». Jean, la mine réjouie – « on était désespérés avec le FN » -, tient à citer Verlaine : « L’espoir luit, comme un brin de paille dans l’étable. »
Marine Le Pen réagit, lors d’une conférence de presse à Perpignan (Pyrénées-Orientales) aux côtés de Louis Aliot, candidat dans la circonscription et vice-président du FN, au sujet de la candidature de Jean-Luc Mélenchon aux élections législatives dans la 11e circ. du Pas-de-Calais.
« J’ai dit ce n’est plus de la rage c’est de l’amour (…) Je crois qu’il ne peut plus vivre sans moi ! Est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle, ça je ne le sais pas ! »
Les commentaires récents